Blogue

Adoptez la transparence pour une gestion de classe gagnante!

Par: Pearson ERPI

19 août 2019

Bien qu’il n’y ait jamais de mauvais moment pour adopter de nouvelles stratégies afin d’instaurer un climat propice à l’apprentissage, le début de l’année scolaire se présente à nous comme une page blanche. C’est donc le moment idéal pour mettre en place des stratégies éprouvées. Sophie Berthelet, enseignante d’expérience, auteure (Ces enfants trop chambardés dans le cœur, tomes 1 et 2) et conférencière engagée auprès des enfants en difficulté de comportements, nous partage l’une de ses stratégies gagnantes: la transparence. La transparence est l’acceptation inconditionnelle des élèves tels qu’ils sont. Autant par l’enseignant que par leurs pairs. La transparence permet d’installer un climat de classe, ou milieu de vie, où les enfants se sentent en sécurité et où ils peuvent développer leur désir d’apprendre et de se surpasser.

La transparence, c’est là que tout commence!

Dans ses écrits et lors de ses conférences, Sophie Berthelet fait référence aux cinq qualités de l’adulte associées à une intervention réussie: l’adulte signifiant, l’adulte cohérent, l’adulte motivant, l’adulte encadrant et l’adulte réflexif. La transparence est liée directement à l’adulte signifiant. L’adulte signifiant crée des liens afin de développer la confiance entre les différents enfants, et entre lui et l'enfant. L’adulte signifiant reconnaît et accepte inconditionnellement la différence de chaque élève relative à ses défis et à ses forces. La transparence permet d’identifier, donc de nommer, les forces et les défis de chacun. Ainsi, l’enseignant peut travailler en collaboration avec les élèves pour déceler et expérimenter des stratégies gagnantes afin de les amener plus haut et plus loin! 

L’importante retombée de la transparence pour l’enseignant réside dans la liberté de pouvoir intervenir différemment avec chacun des élèves. Toutefois, il ne sera compris par les élèves qu’en étant juste. La transparence permet d’appliquer de la différenciation tout en s’assurant que les autres enfants comprennent pourquoi. Par exemple, si un élève se désorganise lors de son arrivée, on lui permettra de faire l’accueil avec l’enseignant. On lui propose cette stratégie qui ne sera pas considérée comme injuste par les autres élèves, parce que le défi, donc le besoin, de cet élève a été bien identifié. 

La transparence: de la théorie à la pratique!

Pour entamer la discussion sur les forces et les défis de chacun, Sophie Berthelet propose une activité bien simple. Elle remet un papillon à dessiner à chacun de ses élèves. Une fois les papillons dessinés, les élèves les collent sur un tableau. Ensuite, ils relèvent ensemble les différences entre les dessins. Cette activité visuelle permet d’ouvrir la discussion: tout comme les papillons, chaque élève est différent, il n’y en a pas deux pareils! Cela permet d’échanger avec les élèves afin de relever leurs différences et d’expliquer que dans nos différences, chacun a des forces et des défis. Il s’agit d’ouvrir la discussion pour que l’enfant soit à l’aise de nommer ses forces et ses défis. On parle bien sûr de défis d’apprentissage ou de comportement, réalisables et surmontables. Certains enfants qui manquent de confiance auront de la difficulté à identifier leurs forces. Il est important de les accompagner à trouver leurs forces, ensemble. Il faut ensuite établir que tous ensemble, élèves et enseignant, forment une grande équipe avec leurs différences. Bonne nouvelle: les enfants ne sont plus seuls devant leurs défis! Ils se sentent maintenant accompagnés afin de pouvoir les surmonter. 

Pour rendre le concept encore plus concret, Sophie Berthelet propose d’utiliser une métaphore, comme celle de l’orchestre de Daniel Pennac: «Une bonne classe, ce n’est pas un régiment qui marche au pas, c’est un orchestre qui travaille la même symphonie.» Pour avoir une belle mélodie, chaque instrument, donc chaque élève, est important. La métaphore du bateau ou du grand voyage fonctionne tout autant: chaque membre de l’équipage, donc chaque élève, est nécessaire pour assurer la réussite de l’expédition! 

La transparence: tous ensemble vers un même but!

Sans les forcer, l’enseignant encourage donc ses élèves à nommer leurs forces et leurs défis. En nommant une de ses forces, chaque enfant devient par le fait même un expert dans ce domaine. L’enseignant détermine que si un autre élève a besoin d’aide, il peut faire appel à cet élève expert. 

L’enseignant peut faire valoir au maximum les forces de chacun, au profit des défis des autres. Mais pour y arriver, il faut d’abord les nommer. En cours d’année, des liens de confiance sont établis: « Mathieu, je sais que ta force, c’est les mathématiques; peux-tu me donner une stratégie gagnante de calcul mental? » C’est ainsi que tous font équipe pour amener chaque individu un peu plus haut. Tout au long de l’année, on revient à notre métaphore choisie. Elle sert à tisser le lien d’équipe, à créer une famille, à réitérer que nous avons besoin de tout le monde, sans exclusion. Grâce à ce climat d’entraide et d’encouragement, chaque élève prend une part de responsabilité à amener ses pairs à réaliser ses défis. 

Bien sûr, en cours d’année, les défis peuvent changer. Certains deviennent même des forces! Les défis sont donc en mouvance tout au long de l’année. Et comme Sophie Berthelet le dit si bien: « La réussite des défis se mesure en petits pas. Des petits pas de géant! » 

Que votre année scolaire soit transparente!

Tags: adulte signifiant, climat de classe, gestion de classe, Sophie Berthelet, transparence

Produit ajouté au panier